Julian Assange pèse sur le contribuable anglais
L'année dernière Scotland Yard a chiffré à près de 11.000 euros par jour le coût de sa surveillance, comprenant le salaire des policiers, heures supplémentaires incluses, ainsi que l'usage de véhicules, de bureaux et d'équipement informatique.
Wikileaks, qui vient de mettre sur pied un site pour dénoncer ce "gaspillage gouvernemental" (govwaste.co.uk), dit que le coût global a désormais franchi la barre des dix millions de livres, soit plus de treize millions d'euros.
Sur le site, montrant un cordon de policiers devant l'immeuble en briques rouges hébergeant l'ambassade, deux compteurs font défiler les secondes et l'argent public qui s'envolent, au cent près.Juste en-dessous figure un lien vers une déclaration du maire de Londres, Boris Johnson, qui, en 2013, avait qualifié la situation d'"absolument ridicule".
Si l'ancien hacker australien mettait ne serait-ce qu'un orteil hors de l'ambassade, il serait immédiatement arrêté en vue d'une extradition vers la Suède qui le réclame à la suite d'accusations de viol et d'agressions sexuelles.
Le fondateur de WikiLeaks, 43 ans, nie les accusations portées par deux jeunes suédoises à son encontre. Il dit redouter d'être déporté in fine aux Etats-Unis afin d'y répondre de la publication par son site de centaines de milliers de documents secrets du gouvernement et de l'armée américaines.
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