L’alcool, ce faux ami un piège chimique
En France plus de 100 décès par jour.* « Content le soir, grognon le matin » : et si ce n’était qu’une impression ? Vous avez bu un verre (ou deux) hier soir pour décompresser. Vous étiez détendu, souriant, peut-être même euphorique. Ce matin, vous vous réveillez irritable, anxieux, sans énergie. Ce n’est pas dans votre tête : c’est votre cerveau qui vient de subir une véritable tempête neurochimique. Loin d’être anodin, ce contraste émotionnel est l’un des mécanismes centraux du mésusage de l’alcool. Décryptage. 1. Le soir venu, l’illusion du bien-être L’alcool est un dépresseur du système nerveux central, mais à faible dose, il agit d’abord comme un leurre. Il stimule la libération de dopamine, le neurotransmetteur du plaisir et de la récompense, activant le système de récompense du cerveau. Parallèlement, il augmente l’action du GABA, un neurotransmetteur inhibiteur responsable de la relaxation et de la baisse de l’anxiété. Concrètement, l’alcool rend plus sociable, coupe du stress ...