l’État débourse 500 millions € pour la presse française
Nous commencerons cette article avec un extrait du texte sur le site internet du ministère de la Culture.
"Le système des aides à la presse s'est donc construit au fil de l'eau, avec le souci constant de préserver le pluralisme, d’assurer le dynamisme du paysage médiatique français et de permettre aux titres de presse de s'adapter à la transformation des usages des lecteurs.
Ce soutien au pluralisme et à une information de qualité, aussi bien dans la presse imprimée qu'en ligne, est d'autant plus important dans le contexte actuel de baisse constante des ventes et de défiance envers les médias. Le tirage annuel de la presse quotidienne nationale a en effet baissé de – 66,5 % entre 2000 et 2022, les recettes de ventes au numéro de l'ensemble de la presse payante ont diminué de – 56 % en vingt-deux ans. Les titres de presse doivent de plus faire face à de nouveaux défis tels que la diminution des revenus publicitaires (- 60 % en vingt-deux ans) accrue par la concurrence des plateformes (GAFAM), la modification des usages et la baisse tendancielle de la lecture.
Les aides au pluralisme :
..."En 2024, le ministère de la Culture a versé 23,4 M€ à 375 titres dans le cadre des aides au pluralisme. Ces aides visent à garantir la diversité des médias, essentielle à un paysage médiatique libre et indépendant, constitué d'opinions et d'idées diverses."
...Au total, ce sont 527 titres qui ont bénéficié d'aides à la presse en 2024. L'ensemble de ces aides permet de garantir que la presse française, exemple particulier en Europe par sa richesse et sa diversité, essentielle au bon fonctionnement de la démocratie et maillon important de la vitalité économique du secteur des médias, continue de se développer au bénéfice de l'ensemble de nos concitoyens.
Extrait https://www.culture.gouv.fr/thematiques/presse-ecrite/tableaux-des-titres-de-presse-aides3
L’État débourse près de 500 millions d’euros pour soutenir la presse française. La répartition des aides obéit à trois logiques : diffusion, pluralisme, modernisation.
-La diffusion d’abord, 129,7 millions d’euros.
-L’aide à l’exemplaire posté : 61,1 millions.
-L’exemplaire porté : 33,7 millions.
-Distribution au numéro : 22,5 millions.
300 millions d’euros d’aides indirectes. TVA super-réduite : 119 millions.
-Tarifs postaux préférentiels : 181 millions.
-Abattement fiscal journalistes : 24 millions. Son plafond a été abaissé, mais aucune révision structurelle n’est engagée. Le total approche donc les 500 millions
L’AFP perçoit 147,2 millions d’euros.
Le groupe Les Échos–Le Parisien, propriété de Bernard Arnault, touche 18 millions d’euros.
Le groupe Le Monde, dominé par Xavier Niel, en reçoit 17,2. millions d’euros
Sipa Ouest-France, 12,8. millions d’euros
Bayard, 10,1. millions d’euros
Le groupe Figaro, la famille Dassault, 9,9. millions d’euros
Libération, détenu par Patrick Drahi, capte 6,6 millions.
Le pluralisme, censé justifier l’intervention publique, L’État paie pour maintenir en vie des journaux contrôlés par des milliardaires.
En haut du palmarès :
Aujourd’hui en France, 12,2 millions
Le Figaro, 9,9 millions
La Croix, 8,8 millions
Le Monde, 7,8 millions.
Au total, 527 titres ont reçu une aide directe en 2024.
Sources
https://www.cbnews.fr/medias/pres-205-millions-euros-aides-presse-octroyees-ministere-culture
https://www.lalettre.fr/fr/medias_presse-ecrite/2025/08/25/les-echos-le-parisien
https://fr.wikipedia.org/wiki/Aides_%C3%A0_la_presse_en_France#
https://lessentieldeleco.fr/5820-aides-a-la-presse-a-qui-va-largent/
