Les ondes cérébrales d'un chercheur ont permis de faire bouger le bras de son collègue.
En mars dernier la nouvelle avait fait grand bruit: une équipe américano-brésilienne dirigée par Miguel Nicolelis avait réussi à faire communiquer deux rats, distants de plusieurs milliers de kilomètres, uniquement par la pensée. Des chercheurs de Seattle ont reproduit l'expérience, mais avec deux êtres humains cette fois-ci!
La vidéo mise en ligne par l'université de Washington il y a quelques jours montre deux volontaires, chacun assis dans une pièce, à quelques centaines de mètres l'un de l'autre. Le premier, Rajesh Rao, porte une sorte de bonnet recouvert d'électrodes, qui permettent d'enregistrer les ondes émises par son cerveau, l'électroencéphalogramme (EEG). Le second, Andrea Stocco porte, lui, un bonnet de bain violet qui maintient en place une antenne émettrice d'ondes électromagnétiques. Les deux sujets sont en fait collègues et coresponsables de l'étude en cours.
Rajesh Rao, dont l'activité cérébrale est enregistrée en continu, est face à un jeu vidéo simple, dans lequel il faut viser une cible et déclencher un tir de canon en appuyant sur la barre d'espace du clavier. Quand la cible apparaît sur l'écran, le chercheur doit se concentrer et imaginer le geste qu'il l'exécuterait avec la main. Les ondes produites par son cerveau pour coder cette action sont alors détectées par un ordinateur.
Pendant ce temps-là, à l'autre bout du campus, Andrea Stocco est assis, sa main droite au-dessus d'un clavier. Dans son dos un écran où le même jeu vidéo est en train de se dérouler. Andrea ne voit pas ce qui se passe et des boules Quiès l'empêchent d'entendre ce qui se passe dans la pièce. Aucun moyen de tricher!
Les cris des collègues présents dans la salle marquent le succès de l'expérience: Andrea a appuyé de manière non-volontaire sur la barre d'espace de son clavier, atteignant la cible visée par Rajesh.
«Excitant et inquiétant»
«C'était à la fois excitant et inquiétant de voir une action que j'avais imaginée traduite en un geste bien réel, mais par un autre cerveau que le mien», a déclaré Rajesh Rao après l'expérience. Andrea Stocco a décrit lui l'action involontaire de sa main comparable à la sensation d'«un tic nerveux».
Cette performance, qui montre pour la première fois deux cerveaux humains interconnectés en temps réel, n'est qu'un premier pas dans le projet mené par les chercheurs américains: «La prochaine étape sera d'avoir une véritable conversation entre les deux encéphales, que la communication ne soit plus unidirectionnelle mais bidirectionnelle», a expliqué Rajesh Rao.
S'il salue le travail réalisé par les chercheurs américains, François Cabestaing n'est guère impressionné par la performance. Professeur à l'université Lille-I et spécialiste des interfaces cerveau-machine, il rappelle que les techniques utilisées par l'équipe de Rao et Stocco sont connues et utilisées depuis longtemps. «L'électroencéphalogramme permet de détecter l'activité cérébrale correspondant à l'action imaginée par Rao, détaille-t-il. Le signal est ensuite transmis par Internet à un autre ordinateur. Celui-ci pilote l'antenne de stimulation magnétique transcrânienne qui va stimuler le cortex moteur de Scotto et lui faire bouger la main.» C'est cependant la première fois que les deux techniques sont utilisées conjointement pour connecter deux cerveaux humains.
Le Pr Cabestaing admet que la démonstration a le mérite d'attirer l'attention sur un domaine de la recherche qu'il estime en perte de dynamisme. Beaucoup de progrès ont été faits concernant les interfaces cerveau-machine, principalement dans les applications de l'aide aux personnes handicapées. Mais il reste de nombreux défis à relever.
DES ORIGINES PROFONDES DANS LA FORMATION DES NATIONS https://ihedn.fr/2023/03/10/les-origines-historiques-de-la-guerre-en-ukraine/# En France, certaines voix affirment que l’OTAN et les États-Unis portent une lourde responsabilité dans la guerre en Ukraine, en raison des élargissements de l’OTAN. Mais si l’on regarde l’Histoire un peu plus lointaine, les faits montrent que tous les pays de l’ancien bloc de l’Est ayant appartenu par la force au pacte de Varsovie ont, dès le début des années 1990, voulu rejoindre l’OTAN, qui est une alliance défensive. Différentes raisons les motivaient : se protéger de la volonté de domination de la Russie, se prémunir contre une résurgence de l’impérialisme russe ; parce qu’ils avaient subi, pendant les 45 années précédentes, l’occupation soviétique et le joug soviétique, parce qu’ils avaient fait, des siècles durant, l’expérience de la violence politique russe. Par exemple, au printemps 1940, le massacre à Katyń, en Pologne, et dans d’autres lieux (do...
Comment les Français conçoivent-ils la répartition des revenus dans la société et leur propre place dans la hiérarchie sociale ? Et quelle est la prévalence des opinions dites « populistes » ? La dernière vague de l’enquête ISSP (2019) montre que ces différentes perceptions sont généralement cohérentes entre elles, à deux exceptions près : (1) la plupart des Français interrogés pensent appartenir à la classe moyenne, mais se font une idée très inégalitaire de la société française à l’image d’une pyramide, c’est-à-dire une grande proportion de pauvres et des effectifs de plus en plus faibles à mesure que l’on s’élève dans l’échelle des positions. (2) Ces différentes opinions des Français semblent dissociées de leur propre niveau de revenu. Cette note a été réalisée en partenariat avec Quetelet Progedo Diffusion Dylan Alezra , Observatoire du Bien-être du Cepremap Claudia Senik , Observatoire du Bien-être du Cepremap, Sorbonne-Université et PSE Versi...
source Industrie du divertissement (définition) - Encyclopédie bancaire : "L'industrie du divertissement représente l'ensemble des activités et agents économiques exerçant dans le domaine du spectacle. En langue anglo‐saxonne, le secteur du divertissement est appelé show business ou, plus familièrement, le show‐biz au sens large. Elle recouvre un spectre d'opérateurs et d'animations à vocation plus ou moins artistique et économique. On peut segmenter l'industrie du divertissement comme suit : les métiers du cinéma ; les métiers des jeux d'argent et des casinos ; les métiers du jeu vidéo ; les métiers de la télévision et des médias divertissants – en ligne et hors‐ligne ; les métiers de la musique ; les métiers du sport ; les métiers de la mode et du glamour ; les métiers du théâtre, de la scène, du music‐hall, le cirque ; le...